des fois il suffit d'un petit appel,
un apel banal qu'on amet de rappeler quand on voit qu'on l'a raté,
on voit "p'pa" que le telephone et la on fait l'effort d'user 1àmin de cedit pour au moj dire bonjour.
On se raconte nos journées.On parle de tout et de rien.On fait l'éloged enos nouvelles vies et on se met a parler de litterature barbante.
Quand tout a coup on se rend compte qu'une personne si lointaine pendant des années, pense à nous et appelle tous les soirs pour savoir si sa petite fille va bien tout simpelment.
Tout a coup un livre banal tel que Balzac peut devenir un centre d'interet similaire.
On découvre alors que pendant toutes ces annes on ne s'était jamais vraiment confié l'un a l'autre; la culture, la musique, la science et autre forme de sujet de discussion sont passé au silence pendant presque 18ans.
Le passé est si passé qu'on l'oublie et celui fait tout pour se fondre dans la masse d'un nouvel air.
Les générations passent a leurs tour et on les oublient, on les renient même.
Apres un coup de fil comme celui la on ne peut que verser au moins une larme pathétique et se dire que l'on a rater quelque chose qui n'aurait pu se passer autrement que comme aujourd'hui.
Il a lu les Chouans, il s'est passionné pour cet art dont je me passionne aujourd'hui.
Il était là à mon age, sur son lit ou où sais-je.
Il aimait lire.
Il aimait se cultiver.
Il adorait l'Histoire.
Il se passionnait pour ces grandes epoques épiques.
J'etais surment trop petite, trop naive, trop niaise pour prendre gout a cette elite si tot.
Mais a l'heure d'aujourdui je suis partie, il est seul, il m'appelle pour ne plus s'inquieter et je me rend compte que j'ai un père..et pas n'importe lequel; un père qui m'aime et qui donnera sa vie, son savoir, sa passion pour ce qu'on appelle avoir un enfant.
L'envie d'ecrire sur lui me presse, mais rien ne me vient...
Il ne lira jamais cet article puisque les livres seuls sont sa source de connaissance alors je suppose que je peut oser lui dire que je l'aime...mon père.